Le shapefile est le format le plus utilisé pour stocker et échanger des données vectorielles SIG. Développé par Esri au début des années 1990, il reste le format dominant pour les données SIG gouvernementales et commerciales malgré son âge.
Ce qu’est vraiment un shapefile
Malgré son nom, un shapefile n’est pas un seul fichier. C’est une collection de fichiers qui doivent être gardés ensemble. Les fichiers minimum requis sont : .shp (la géométrie), .dbf (les données attributaires) et .shx (un index reliant la géométrie aux attributs). Des fichiers supplémentaires peuvent inclure .prj (système de référence de coordonnées) et .cpg (encodage des caractères).
Limites des shapefiles
- Les noms de colonnes sont limités à 10 caractères
- La taille des fichiers est limitée à 2 Go
- Un seul type de géométrie par fichier (points, lignes ou polygones — pas mélangés)
- Pas de support pour les valeurs nulles dans certaines implémentations
- Pas de support de topologie
La limite de 10 caractères pour les noms de colonnes est une frustration fréquente. Un champ qui devrait s’appeler « population_2021_recensement » devient « pop21recens » — cryptique sans un dictionnaire de données pour l’expliquer.
GeoPackage (.gpkg) est une norme ouverte moderne qui surmonte la plupart des limites des shapefiles. GeoJSON est meilleur pour l’utilisation Web. Malgré ces alternatives, les shapefiles restent courants dans les portails de données gouvernementaux en raison de leur longue histoire et de leur support universel par les outils.
Travailler avec les shapefiles
Les shapefiles peuvent être ouverts dans QGIS, ArcGIS et de nombreux autres outils SIG. Ils peuvent être convertis en GeoJSON ou d’autres formats en utilisant GDAL/OGR, qui est gratuit et open source. Quand vous partagez des shapefiles, compressez toujours tous les fichiers composants ensemble — un shapefile sans son .dbf n’a pas de données attributaires et est pratiquement inutile.
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